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Petit rappel de quelques vérités cachée qui ont été mises à jour rien que pour vous par interstrate(s):

0.11

La technique est une intoxication. Comme elle est une projection mimétique de nous-mêmes qui prend son indépendance, exerçant à son tour une fascination mimétique au deuxième degré, la technique est même une auto-intoxication.

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0.12

La science-fiction est une extrapolation, une continuation des lignes de transformation que trace la technique dans le devenir, dans l’histoire. La logique y est aussi aussi capitale que l’imagination. Elle fonctionne dans une relation dynamique, circulaire avec le processus technique qu’on appelle progrès. On ne peut jamais dire qui influence qui en dernier ressort.
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0.13

Aujourd’hui, nous vivons l’âge triste de la technique, ou progrès triste, à relier au joli et  assez auto-explicatif concept de « consommation malheureuse », dont parle Bernard Stiegler. Il s’agit d’une prise de conscience que la société dans laquelle nous vivons entretient les addictions (réseaux sociaux, drogue, etc.) et conduit consécutivement à des catastrophes (guerre, catastrophe écologique, etc.). Le concept de consommation malheureuse est liée à celui d' »esclavage du désir », assez auto-explicatif aussi, que je lance au vent, m’apercevant qu’il n’a aucune existence « conceptuelle » sur la toile en français ou en anglais.
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0.2

Décret du sociologue apocalypticien:

En tant que psychanalyste de votre foutue époque, apocalypticien laïc, apprenti alchimiste, bouffon et, surtout, rédempteur de la raison occidentale, je suis amené à vous rappeler que, comme tout le monde, vous regrettez…

le bon vieux futur d’antan

Le rétrofuturisme et le Steampunk sont des symptômes de ce regret, et je voudrais tirer toutes et conséquences de ce diagnostic après l’avoir détaillé.

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O.3

Rétrofuturisme

Le rétrofuturisme consiste à revenir dans le passé pour considérer comment celui-ci envisageait le futur. Eventuellement, on projette les technologies d’aujourd’hui et de demain dans le passé, plongées dans toute l’atmosphère et les matériaux de l’époque. Voici quelques images pour vous faire une idée, si ce n’est pas déjà fait.

Ca vous parle? Les deux personnages en bas, c’est ce qu’on appelle désormais du Cosplay, c’est à dire cette pratique du déguisement propre à des univers de fans, encadrée dans des structures de communication électroniques (réseaux sociaux) encourageant l’échange inter-tribal mondialisé.

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Voici une de mes plus magnifiques photos ratées. Tellement subjugué par ces deux jumelles steampunk et fans de Cosplay dans les rues de Genève, je n’ai même pas vu la dame qui passait devant.

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Le Steampunk est l’incarnation majeure du style rétrofuturiste en matière d’esthétique, d’habits et d’architechture. L’univers Steampunk est celui d’une époque victorienne fictive, fin de XIXème, début XXème, mais dotée de technologies futuristes. On y trouve des ordinateurs faits de bois, d’engrenages et alimentés par des tuyaux chromés, des voiture volantes fonctionnant à la vapeur (steam=vapeur) ou tout type d’extrapolation technique futuriste, mais adoptant des formes rétro, souvent « art nouveau », parfois gothiques, qui donnent à la technologie un parfum de passé rassurant ou inquiétant.

On retrouve plein de gadgets steampunk dans toutes les boutiques d’habits un peu avant-gardiste et/ou « contre-culturelles » dans le monde; voire des boutiques un peu fun, parce qu’aujourd’hui l’avant-garde et la contre-culture ont tendance à se confondre avec le monde du fun. Cela fait 15 à 20 que je la vois se développer dans l’avant-garde des geeks, sur des blogs très fréquentés par eux comme boingboing.net, et au burning Man festival, grande messe néo-hippie à laquelle nous reviendrons à la fin de ce post.

Intérieurs steampunk, la pointe du cool en matière de déco. Souvent le Steampunk est indiscernable de l’art nouveau (les deux salons du haut). Un style art nouveau d’aujourd’hui est d’entrée Steampunk et rétrofuturiste par sa démarche rétro.

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0.4

Cinéma, Bédé

L’esthétique steampunk est partout et pourtant les films SteamPunk ne sont pas si nombreux que ça: Hugo Cabret, Les trois mousquetaires de 2011, le séminal Delicatessen en 1991, de Genet et Carot, Sherlock Holmes. Je pense aussi à la magnifique série les Mystères de l’ouest (1965-1969) qui a marqué des générations, sûrement un jalon précoce du genre Steampunk, dont on a tiré récemment un film Steampunk avec Will Smith. Le cinéma à ses débuts est naturellement Steampunk sans le savoir, avec Méliès et Métropolis, de Fritz Lang.

La bédé est aussi féconde et a été pionnière en la matière. Je suis sûr qu’il doit exister une tripotée d’auteurs steampunk, mais, quadra, je pense d’abord à Schuitten et Peeters avec Les cités obscures et au génial Moebius. Et pourquoi pas Druillet, avec son futur gentiment médiéval? Et pendant qu’on y est la guerre des étoiles, Tintin, voire Philémon, de Fred, pour le côté psychédélique. Oui, pourquoi pas?

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1.1

Steampunk, postmodernisme et convergence des genres

Ici, je vous connais, vous allez me dire que dans ce cas, on peut mettre un peu tout et n’importe quoi et qu’on est dans une pure salade post-moderne. C’est vrai, nous sommes en plein post-modernisme où tous les styles convergent. Il s’agit d’un des aspects d’une grande convergence qui a mon humble avis d’apprenti alchimiste se répercute à tous les niveaux de l’univers, micro-, macro-, meso-, etc. (Et la convergence NBIC [Neuro-, Bio-, Info-, Cognitif] dont parlent les transhumanistes n’est qu’un des aspects de ce mouvement… [je parlais ici de la convergence de la science et du transhumanisme, là de la com et de la presse, phénomènes de plus en plus palpables.])

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Combat de gallions-dirigeables, Les trois mousquetaires (2011)

Certes on peut tout imaginer, et je crois que ça existe: du peplum punk, du barbarian punk, du Cape et d’épée punk, etc. Mais même dans le film « Cape et d’épée punk » qui me vient à l’esprit, Les trois mousquetaires de 2011, il y a des dirigeables, certes, des gallions dirigeables, mais tout de même. Le dirigeable est un élément indispensable de l’esthétique SteamPunk, qui nous ramène aux débuts du XXème siècle. On dirait que tout dans le rétrofuturisme converge vers le Steampunk et son esthétique vaporeuse et végétale.

1.2

Art nouveau, une première convergence

Le Steampunk est l’art nouveau en rétro, et avec de la technique futuriste en plus. Paris, avec sa fonction muséale dans le monde mondialisé est rétro par essence, et pour cela peut-être, intensément Steampunk.

Bouches de Métro d’Hector Guimard (1867-1942), Affiche d’Alfons Mucha (1860-1839), Tour Eiffel d’Eiffel…

Ici (notamment Antoni Gaudi [1952-1926] en bas et en haut à droite), on voit que l’art nouveau, élément capital de l’esthétique Steampunk était déjà une sorte de post-modernisme avant la lettre: s’y confondent le gothique, le baroque, le rococo et un romantisme des formes végétales, croissance et de vitalité, qui évoquent Darwin et Nietzsche, et aussi les explorations de la psychologie profonde de Freud ou de Jung, voire le psychédélisme des années 60. Le tout a l’insigne privilège d’être… beau. C’est la clé du succès du Steampunk.

Ainsi, c’est sous l’égide de cette Belle époque que nous fantasmons la nôtre, souvent moche… patchwork post-moderne incertain de croyances et de styles si souvent opposés, ainsi que nous allons le voir.

1.3

Comme le Cyberpunk, mais l’inverse

A bien des égards, l’univers cyberpunk, celui de Matrix, du Neuromancien, de Johny Mnemonic est déjà le nôtre. Il nous apparaît aujourd’hui à dépasser, non plus à atteindre. Surtout que nous en voyons tous les travers.


Esthétique cyberpunk, pointue et agressive, très marquée années 90-2000, loin de la douceur Steampunk.

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2.

La science-fiction vraiment post-moderne…

Le cyberpunk était d’un éclectisme postmoderne qui est le nôtre: celui de l’ère des tribus et des individus isolés à l’ère de la mondialisation.

Avec le Steampunk, s’effectue la grande convergence post-moderne de tous les styles de littérature de genre, comme dans un creuset, ou peut-être un hub…

On a d’abord produit tous les genres purs: Cyberpunk (certes post-moderne, mais genre pur en lui-même), médiéval fantastique, post-apocalyptique, science-fiction, contre-utopie/dystopie, roman gothique, cape et d’épée, etc, (je ne vais pas remonter aux apocalypses, même si ça aurait du sens).

A présent que tout a été inventé dans sa forme pure,  on mélange les styles, comme cela s’est fait avec le tournant post-moderne de l’architecture au XXème siècle (le terme « post-moderne » est d’abord apparu dans le contexte de l’architecture et du design). Le tout produit une sorte d’esthétique techno-moyennageuse cyberpunk,  mais irradiée par la vapeur et l’électricité de la belle époque

…pour ne plus voir les catastrophes

Et, surtout, sans le méchant pétrole et l’abominable nucléaire, deux énergie qui connotent mort et catastrophe apocalyptique. Phantasmes de destruction qui hantent notre société postmoderne, et qui ont aussi leur genre spécifique, le post-apocalyptique, dont le premier représentant est Mad Max. Le post-apocalyptique n’est en fin de compte que le reflet inversé et complémentaire d’un fantasme de catastrophe qui est le nôtre également, celle de l’esclavage par les machines que prophétise le cyberpunk, genre Matrix. Ils peuvent aussi converger (Terminator, Akira).

Mettons y donc un vernis Steampunk pour rendre plus aimable notre futur, notre présent. En fin de compte, le steampunk est un produit cosmétique pour la mondialisation et la disruption cybernétique.

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Vapoteur steampunk… objet paroxystique et redondant, emblématique de notre époque. La vapeur remplace le goudron et la combustion du tabac.

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3.

Se régénérer aux sources de la science-fiction et du « genre »

Qui plus est, ce retour à la belle époque nous ramène aux sources de la science-fiction, avec Jules Verne, Méliès, Conan Doyle, H. G. Welles, Fritz Lang, Lovecraft.

Il est probable que c’est la naissance d’un nouveau rapport au genre, avec une certaine spécialisation liée à un éclatement des publics. C’est à cette époque qu’apparaissent également le genre policier, très Steampunk, avec Sherlock Holmes ou Rouletabille et le roman d’horreur avec Dracula (1897) de Bram Stocker. De cette spécialisation des genres et des publics on arrivera progressivement à toutes les tribus qui se sont constituées après la deuxième guerre mondiales: Mods, rockers, punks, rasta, rappeurs, etc. Mais c’est un chapitre que nous examinerons plus en détail ailleurs.

Méliès, et l’expressionnisme allemand (ici Metropolis (1927) de Fritz Lang et le Docteur Caligari (1920), de Robert Wiene) inventent la grammaire cinématographique de la science-fiction.

Ce qui importe est que la Belle époque (et autour) est le temps inaugural de la science-fiction et ainsi, le steampunk s’inscrit encore comme un retour aux sources du progrès, et aux sources de la fiction du progrès. Une fiction alors naïve qui s’inscrivait dans les courbes délicates et végétales de l’art-nouveau, et qui portait alors une société entière fascinée par son propre mouvement. Le Steampunk serait le retour au temps mythique du progrès pour en réinstaurer le sens perdu, le retrouver en puisant à sa source pure.

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4.

Réenchanter le progrès

Bref, tout ceci converge pour réenchanter notre présent tellement navrant et désenchanté, un peu comme Macron, mutatis mutandis (expression latine très steam-punk). Le désenchantement du monde dont se préoccupait tant le sociologue Max Weber, à la suite de Nietzsche, fut un thème majeur des sciences sociales au XXème siècle et le problème n’a fait que grandir au point où il est raisonnable de penser que c’est notre problème principal.

Du Steampunk à Macron, il n’y a qu’un pas,
Produits rangés au rayon Cosmétiques,
Ils rendent tout plus joli, plus sympa.

Mais la notion de réenchatement était déjà prise en main à la même époque que Weber par Edward Bernays, le père fondateur du marketing, des « Public relations » et de la communication d’Etat, alchimiste du social. Bernays pensait grosso modo qu’il fallait manipuler la population par la communication  en misant sur sa fascinabilité et son ignorance, via toute forme de suggestion inconsciente, avec dans l’idée que tout ça devrait fonctionner un peu comme une nouvelle théocratie babylonienne. Ou une dictature cybernétique (mais le mot n’était pas encore à la mode, même si son archétype est le meilleur des monde (1932) et qu’Aldous Huxley, son auteur, a travaillé à la convergence des sciences dans la cybernétique en participant aux fameuses conférences Macy).

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Aldous huxley, Animation pop et psychédélique.

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5.

Capitalisme, technique et schizophrénie

Donc Le Steampunk apparaît soudain, comme une sécrétion biologique de la machine cybernético-marketing. Ou est-ce une notre inconscient collectif qui aurait décidé de se mettre un voile rose steampunk devant les yeux? Y a-t-il seulement une différence entre notre inconscient collectif et le réseau de neurones que constitue déjà le monde humain informatisé et qui devrait devenir une AI en 2040, selon les dires de Google, un parfait cerveau global dont nous serons les neurones? Ces questions qui ne peuvent être tranchées constituent néanmoins notre horizon métaphysique et existentiel.

Ce qui est certain est que la psyché a parfois besoin de se cacher un aspect de la réalité pour survivre. Cela peut être problématique mener à la schizophrénie ou la psychose, ce qui est également un des grands thème du cyberpunk et de la science-fiction moderne. Encore un aspect triste de notre réalité sur lequel il faut mettre un peu de spray Steampunk.

Et peut-être qu’on en a besoin. Peut-être qu’il suffit de quelques paillettes steampunk pour repartir du bon pied, retrouver le bon progrès, avec sa bonne fiction, ses belles formes. Peut-être qu’il suffit d’un bon Macron pour repartir…

Concomitamment, il faut tout de même dire (je l’ai déjà dit plus haut, je le redis et le redirai) que les gens de la com sont ceux qui sont les premier à s’en jeter, des paillettes steampunk, et à trouver ça superrigolo.

Série de vaporistes (fans de steampunk) et cosplayers… On ne sait plus qui est qui… Paintballers, équipes de champions de jeux vidéo, collègues de travail désirant un peu de fantaisie dans leur vie, encouragés par un DRH qui y voit une belle occasion de faire du teambuilding. A travers le Steampunk, c’est aussi une forme d’unification par le fun qui veut s’exprimer, en étroite corrélation avec la jeunification galopante de la société et la « gamification » de toute activité.

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6.

Le Burning Man, maison-mère du Steampunk et de la nouvelle contre-culture

Ceci nous amène au fameux Burning Man Festival et à toute sa signification en matière de culture, d’organisation et de soft-power.

Cet événement dans le désert de Black Rock qui est l’incarnation du penchant utopiste libertaire de la Silicon Valley est aujourd’hui exporté par les géants de la Silicon Valley dans de nombreux pays et cette culture est adoptée en occident et ailleurs par les cercles avant-gardistes, communicants et geeks. Cette année 2017 aura lieu en France le premier Burning Man. Les Français vont avoir la chance de rêver comme on sait rêver à salt Lake city, parmi les néo-hippies de la Silicon Valley.

Mais le Burning man est réellement un lieu majeur de création des formes et de l’esthétique de notre époque. Le problème est que tous les prétendus avant-gardistes du monde sont conformistes en ce qu’ils se tournent vers lui et tentent de reproduire à leur niveau ce nec-plus-ultra! Mais il faut les excuser. C’est aussi dû à l’épuisement des formes de notre état post-moderne… C’est bien sûr parce que ces prétendues avant-gardes sont cul-et-chemises avec la Silicon Valley, dont ils critiquent vertement ses torts les plus évidents tout en participant à ses utopies sponsorisées, dont ils se font eux mêmes les publicitaires gratuits. (J’en connais beaucoup parmi des zadistes et des insoumis)

Comme le mouvement hippie était une sorte de grande foire post-moderne de toutes les utopies et spiritualités du monde, Burning man génère plein de comportements pseudo-religieux, rituels, voire sectaires, tout en conservant le second degré et l’ironie propre aux gens de la com.

Dans le désert de Black Rock, on est dans une esthétique certes assez post-apocalyptique, mais irriguée par toutes les bonnes énergies de l’utopie et du progrès originels qui convergent dans le réenchatement Steampunk.

Le parallèle avec les premiers chrétiens et les mouvements de renouveau messianique est criant, tout comme c’était le cas avec les hippies, mais avec bien plus de hype, de frime et de paillettes, ce qui correspond à la pompe steampunk et à son côté mondain (comme mondaine, bourgeoise et élitiste est notre image fantasmée de la Belle époque).

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Paris Hilton au Burning Man Festival

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Gongluzion et diagnozdig

Derrière le millénarisme et de l’ésotérisme new-age, pointe la détermination des nerds de la Silicon Valley à unifier la planète et la culture. Mad Max, Matrix, Salvador Dali, Dune, le seigneur des anneaux, la Bible… tout y passe. Toutes les formes de romantisme, de surréalisme, de psychédélisme sont convoquées. Le talent est au rendez-vous, et même la beauté, la vraie, malgré la présence de Paris Hilton.

C’est normal, la mission messianique post-moderne de Burning man et du Steampunk  consiste à réunifier les sous-cultures auparavant séparées sous une méta-sous-culture commune. Une mission d’unification qui échoit naturellement aux nerds parce qu’ils ont été les premiers à analyser la société en terme de tribus et de sous-cultures, dès leurs débuts quand ils étaient les souffrent-douleur des membres de l’équipe de de football, bien avant qu’on parle de cultural studies dans les université, et que les « sous-cultures » soient en phase d’effacer toute référence à la « haute culture ».

A la place de la haute culture poussiéreuse et à l’agonie, s’impose le panthéon de toutes les sous-cultures et contre-cultures, comme un reflet et commentaire de la société post-moderne, forme de méta-culture ironique de nerd et de marketeur, ces deux opérateurs puissants de la mondialisation, spécialistes en fragmentation, segmentation.

Restons sur nous gardes et rappelons-nous que le nerd a un fond de ressentiment associé à une volonté de puissance sans limite.

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Cérémonie centrale de Burning Man Festival: la crémation d’un grand bonhomme ( ici, sur une sorte d’OVNI optionnel), à la signification incertaine, mais qui a sûrement à voir avec le renouveau civilisationnel claironné par les néo-hippies et la Silicon Valley. Cette année, le Burning man festival nous prévient qu’il va se consacrer aux « Radical Rituals » (ne riez pas).

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